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Après plus de vingt
ans de bons et loyaux services,
les cassettes vidéo ont
vécu. Leur contenu,
parfois précieux, peut
cependant être
sauvé. A condition de
posséder les outils pour
le faire. Nombreux sont les cinéphiles et
autres amateurs d'émissions
télévisées à
avoir accumulé au fil des
années une vaste collection de
cassettes VHS (pour Video Home System, une
formule mise au point par JVC en 1975)
comportant des films enregistrés
à la télévision ou
achetés dans le commerce. Avec la généralisation du
DVD (pour digital versatile disc ou disque
numérique polyvalent) et
l'apparition de graveurs permettant
d'enregistrer soi-même ses DVD
à des prix raisonnables, se pose
l'inévitable dilemme: faut-il transférer ses cassettes
sur ce nouveau support, plus pratique et
moins encombrant, ou continuer à
laisser cohabiter les deux
systèmes? Photo :
José Crespo De simples copies Copier ses cassettes est une opération
relativement simple, à condition de disposer
d'un peu de temps. Il suffit de brancher le
magnétoscope sur un enregistreur DVD
à l'aide du câble peritel et de
maîtriser les fonctions de base des deux
appareils. Le choix du support sur lequel le contenu sera
sauvegardé dépend de plusieurs
facteurs techniques (lire aussi Indispensables
sauvegardes, BàS 11/06), mais
également des besoins individuels. > Pour copier un film, un simple DVD vierge
d'une durée d'environ deux heures est
suffisant. Sa durée peut être
étendue à l'aide de l'option longue
durée du graveur, mais cette
opération peut entraîner une
légère diminution de la
qualité. > Il existe aussi des DVD double couche, dont
la durée est doublée. Ceux-ci ne sont
cependant pas lisibles par tous les graveurs et
nécessitent l'acquisition d'un
équipement compatible. > En revanche, les DVD RW permettent
d'enregistrer à plusieurs reprises sur le
même support. Ils constituent une bonne
solution pour celles et ceux qui souhaitent
simplement visionner leur enregistrement, mais qui
ne tiennent pas à le conserver. Dans ce cas,
il est recommandé d'utiliser des disques non
réinscriptibles (DVD -R), avec lesquels le
risque d'écraser des données par
mégarde est néant. Tous les formats
d'enregistrement (-R, +R, RAM) peuvent être
lus sans problème sur l'ensemble des
équipements actuels. Qualité
médiocre Quel que soit le support choisi, il faut savoir
que la qualité de l'image des cassettes
vidéo est malheureusement très
médiocre: le balayage horizontal y est de
seulement 240 lignes contre environ 500 pour les
émissions télévisées ou
les DVD. Et leur copie n'améliore pas leur
définition. Par ailleurs, de nombreuses cassettes
achetées déjà
enregistrées sont munies de protection
dégradant encore la qualité ou
même rendant leur transfert impossible. Il
est donc souvent plus judicieux de les racheter ou
d'attendre une rediffusion du film ou de
l'émission pour les enregistrer sur
disque. Transfert simplifié Si l'on décide de remanier ou de
réorganiser sa vidéothèque, un
enregistreur muni d'un disque dur
(équipement permettant de stocker des
centaines d'heures d'images dans la machine)
simplifie les opérations de transfert. Il
suffit pour cela de suivre les instructions qui
défilent sur l'écran du
téléviseur. Cette opération ne dispense en aucun cas
de les graver ensuite sur DVD. En effet, comme nous
le vérifions quotidiennement à La
Bonne Combine, le destin de toutes machines est de
tomber en panne... Ainsi, une avarie fatale de
l'appareil ne représenterait plus seulement
la perte d'un appareil relativement onéreux,
mais aussi de l'entier de ses enregistrements! Via l'ordinateur Enfin, les férus d'informatique peuvent
aussi utiliser un ordinateur pour compresser les
films et les graver par dizaines sur un seul DVD
(au format DivX). Pour cela, l'ordinateur doit
être doté d'une puissance d'environ
2GhZ et 2 Gb de mémoire vive et être
équipé d'une carte d'acquisition
vidéo (dès 100 fr.). A l'aide d'un logiciel de montage, il est aussi
possible de restaurer les couleurs ternies par le
temps sur les très vieilles cassettes. Mais
là encore, il ne faut pas oublier de
sauvegarder les données sur un support
externe. Laurent Zahn La Bonne Combine
Chaque mois
(ou presque) La Bonne Combine
écrit un article pour le
mensuel "Bon
à
Savoir"
afin de vous faire partager notre
longue expérience de
réparateur.
1, 2, 3,
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