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Pour 5.- francs de plus,
l'une des deux baladeuses sera démontable et
réparable.
On sait que la qualité
d'un produit et d'un service après-vente se
paie, d'une manière ou d'une autre, à
l'achat ou à l'entretien. Dans son catalogue
de grossiste en matériel électrique,
la maison Cida Electra SA à Lausanne nous
propose deux baladeuses en apparence parfaitement
identiques, mais dont la moins chère porte
la mention "non démontable". Le
prêt-à-jeter s'affiche! Vendu au
détail notamment par la chaîne de
do-it-yourself Urs Schaffner SA, le modèle
jetable est affiché à 19,90 fr. et le
modèle démontable à 24,90 fr..
Ainsi, pour 5 fr. supplémentaires, le
consommateur aura la possibilité de
remplacer, le cas échéant, le tube
fluorescent et le starter, le fusible ou le
plexiglas de protection.
Est-il bien raisonnable de penser à
réparer un produit si bon marché? Une
démarche loufoque, de l'avis du responsable
du centre Schaffner d'Etoy (VD), qui se
déclare toutefois prêt à
envisager un "renvoi à l'usine". Il va de
soi qu'une prise en charge de la réparation
par le magasin aboutirait à un coût
supérieur au prix du neuf. Mais le bricoleur
est toujours tenté de bricoler! La
réparation devient alors sans concurrence: 7
fr. de fournitures et 10 minutes de travail pour le
remplacement du tube fluorescent. Et si la panne
n'est qu'une rupture du câble
électrique, il suffira de le raccourcir de 5
centimètres. Sans bourse
délier...
90% des pannes
Selon Cida, la très
grande majorité des pannes provient du tube
fluorescent, lequel se vend
séparément (tube FL 8W standard):
pour 740 baladeuses réparables vendues cette
année, le grossiste a livré 123 tubes
de remplacement. Il faut dire que le modèle
démontable invite à la
réparation, puisque les explications utiles
au démontage sont imprimées en cinq
langues directement sur la baladeuse.
Pour l'instant, les modèles jetables ne
représentent, chez Cida, que 50% des ventes
de baladeuses. Chiffre en augmentation, mais
jusqu'à quand? Rappelons qu'un "tube
néon" est un déchet spécial
qu'il est conseillé de rapporter au point de
vente. Il contient du mercure et des poudres
phosphorescentes toxiques et doit être
traité dans une installation
spéciale. Faute de pouvoir l'extraire de la
lampe, c'est la baladeuse complète qu'il
faudrait restituer au magasin. Ce service
d'élimination finira bien par coûter
quelque chose. Cette taxe pourrait être de 5
fr. et l'économie faite à l'achat
serait sérieusement entamée. Alors,
"jetable" ou "réparable"?
François
Marthaler
La Bonne Combine
Réparations en tous genres
4, rte de Renens 1008 Prilly.
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